Jacques
ROUBY | | 
| |  | MASQUES | | INSTALLATION | | | "Nous craignons nos entrailles. Elles
ont mauvaise réputation. Nous en repoussons les images. Elles offensent
notre délicatesse. J'en connais, des ventres noués par la peur, les
tabous, la timidité, ou glacés par l'intellect. On n'a pas conscience
de ce qu'ils contiennent de mondes inexplorés, de savoirs trop
longtemps méprisés ou maudits : le livre, qu'on n'ose lire, de notre
identité en perdition, sinon perdue.
C'est ce qui me rend l'oeuvre de Rouby à la fois si proche et si
troublante. Elle a quelque chose de nouveau qui semble nous attirer dans
l'intimité dionysiaque des sens. C'est un art qui, soudain, nous donne
vue sur notre pari le plus fou : faire danser la pensée dans le corps,
faire danser le corps dans ses ténèbres, le faire tourner avec son
mystère, le tragique en pointillé." Marcel MOREAU | | "Peaux mortes, paquets de couenne,
seiches-momies, d'avace fossiles animaux disparus, crachats d'un minéral
plus friable que craie figés en enveloppes de formes mâchées.
Tout ce qui fut jamais est là, que rien ne dit, l'impensable souffle
qui meut les chrysalides de tout ce qui s'anime pour s'inanimer." Christophe MILESCHI |
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