Aline ESCOBAR
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Les mythes parcourent la brume |
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le
jour rebondit sur mes feuilles rougies, éclaire les châtaigniers, lueur
subtile, sublime pluie en nos racines la vie écorce les souvenirs et
germe le présent. Nulle
forme définitive aucun raccourci à l’égarement, la
musique applaudit le silence vague et tranquille, radioscopie
d’invisibles instruments, entre sauvagerie et raffinement, télépathie
en rafales d’un chêne à l’autre, silhouettes aux pieds de sil, les
bois sifflent entre les sillons de nos rondes enfantines, les papillons veinés
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Dans
la forêt, je vibre et caracole, nul ne me voit hormis les fantômes et le
Petit Peuple. Ma poussière argentée est née avant les astres, les parures
éparpillées des dieux captifs, avant l’auréole de la première algue et
la profonde paix des coupes éternelles. |
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Les
mythes parcourent la brume tandis que nous dansons,
le
jour rebondit sur mes feuilles rougies, éclaire les châtaigniers,
lueur
subtile, sublime pluie en nos racines la vie écorce les souvenirs
et
germe le présent.
Nulle
forme définitive aucun raccourci à l’égarement,
la
musique applaudit le silence vague et tranquille,
radioscopie
d’invisibles instruments, entre sauvagerie et raffinement,
télépathie
en rafales d’un chêne à l’autre, silhouettes aux pieds de sil,
les
bois sifflent entre les sillons de nos rondes enfantines, les papillons veinés
donnent
le signal d’un siècle à l’autre et toutes les pistes s’effacent.
Signature
veloutée, la farandole est sans limites, tournez, tournez dans le vent étourdi,
jusqu’à la fièvre victorieuse, l’énergie créatrice.
Dans
la forêt, je vibre et caracole, nul ne me voit hormis les fantômes et le
Petit Peuple. Ma poussière argentée est née avant les astres, les parures
éparpillées des dieux captifs, avant l’auréole de la première algue et
la profonde paix des coupes éternelles.
Derrière un vitrail, ignorant toute religion et bercé d’anges, le prisme de mes jeux étirés tels une étoffe de branchages, toile en ombre et lumière, je vibre et caracole.